Ayamé caché en haut des escaliers écoutait la scène sans la voir, pendant que la jeune femme vivait la scène désemparée.
Il lui barrait le passage, le regard furibond, les pupilles obscurcies et les sourcils froncés.
Elle tenta de l’approcher, il se recula presque dégoûté.
« J’ai bien compris ! L’autre te met en cloque et tu viens réclamer de l’argent pour ne rien balancer aux journaux ? Et bien vas-y je t’en pris ! Tu n’auras pas un centime ! »
Il contempla les yeux de la jeune femme s’emplir de larmes, impassible. Son meilleur ami ne le reconnaissait plus.
« Quel autre ? Je ne suis pas là pour l’argent, juste pour te tenir au courant.
J’ai déménagé chez mon meilleur ami, je sais, ou plutôt suppose, que tu ne voudras pas le reconnaître que pour toi il n’existera pas, alors il s’est proposé de l’adopter. Une sorte de fausse cérémonie pour éviter les histoires. Puisque les ragots commencent déjà à circuler. Je t’enverrai un faire-part à la naissance, si tu le veux. Et si un jour tu veux le voir … »
« Dehors ! » lui hurla t’il. « Hors de ma vue ! Fais comme tu veux ! »
Il claqua la porte sur l’image de ses yeux perdus d’où les larmes s’échappaient.
Une fois derrière la porte, il s’effondra, bientôt rejoint par son ami qui le serra dans ses bras.
« Tu as peut-être fait la plus grosse erreur de ta vie… »
« Je sais.. »
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