A peine tirée de mes rêveries, je me retrouve enserré dans les bras de "ma mère": Nathalie.
Kate: 'Man! Tu m'as manqué!
Nathalie: Toi aussi ma puce. Enormément même...
Appeler Nathalie, maman, relève parfois du miracle. Ce simple mot, que chacun utilise presque tous les jours, ne signifie pas la même chose pour moi. Et c'est cette différence qui me pèse.
Nathalie: *continuant* Ne reste pas dehors! Rentre vite!
*prenant les valises de Kate* installe-toi dans la cuisine, je vais monter tes bagages.
Elle à beau ne pas être ma mère naturelle, je ne peux m'empêcher de toujours vouloir prendre soin d'elle et de protester dès qu'elle en fait trop.
Kate: Non! Nathalie, laisse moi faire.
Nathalie: Pas question! Tu as voyagé et ta journée a dû être longue donc tu vas t'asseoir dans la cuisine, le temps que je te monte tes affaires!
Nathalie lui adresse un sourire pour lui faire comprendre qu'elle ne peut pas la faire changer d'avis, et empoigne ces bagages, prenant la direction de la maison.
Elle ne changera jamais! D'aussi loin que je me souvienne, elle a toujours été au petit soin et m'a toujours considéré comme sa propre fille. Petite j'aurai pu dire que j'avais la mère la plus merveilleuse du monde, mais à cette époque, pour moi elle ne représentait pas une mère mais une sorte de substitut. Mais, aujourd'hui ce « substitut » est devenu ma mère.
Elle se dirigea vers la maison, toujours plongé dans ces pensées, ce retour la chamboulait plus qu'elle ne l'aurai voulu.


























